La maison où vécu Nicolas Ruyssen

maison_ruyssensFils de jardinier, né à Hazebrouck, Nicolas-Joseph Ruyssen s'empare d'une étrange destinée. Doué pour le dessin, il est rapidement reconnu par le Prince de Montmorency-Robecque, châtelain de Morbecque, qui lui assure une éducation artistique.

Il est envoyé à Paris puis à l’école des beaux-arts de Rome, où il côtoie le célèbre peintre David. Emigré en Angleterre en 1793, il travaille à la cour du roi George III et enseigne son art aux princesses royales avant de revenir dans sa Flandre natale sous la Restauration.

En 1817, à son retour en France, il acquiert les ruines de l'ancien ermitage de moines antonins délabré et situé au sommet du Mont-des-Cats, et offre alors à quelques trappistes de l'abbaye du Gard à Picquigny (Somme) de s'installer au Mont-des-Cats.

L’artiste se retire alors dans une chaumière, route de Godewaersvelde, et passe ses journées avec les moines, assistant aux offices religieux et à la lecture spirituelle.

Le 7 mai 1826, âgé de soixante-neuf ans, Nicolas Ruyssen s’éteint dans sa dernière demeure. Par reconnaissance les moines trappistes aménagent sa sépulture dans l’oratoire de l’église provisoire, ancienne chapelle du couvent des antonins. Dans la première église abbatiale, sa tombe prend place dans le chœur des frères convers avant son transfert dans le bas-chœur de l’église actuelle.